États-Unis : la mort de Alex Pretti à Minneapolis déclenche appels à enquête

 

 

La mort d’Alex Pretti, abattu lors d’une opération fédérale à Minneapolis, suscite une vague de réactions politiques et syndicales et relance les appels à l’ouverture d’une enquête indépendante. Les agents fédéraux impliqués ont été temporairement retirés de la ville pour leur sécurité, a indiqué Greg Bovino, chef de la Police des frontières américaine, précisant que « la mission à Minneapolis se poursuit normalement ».

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a présenté ses condoléances à la famille de Pretti et critiqué la stratégie fédérale, demandant le retrait des agents et la clarification des intentions du président Donald Trump. Plusieurs responsables politiques, dont le républicain Michael McCaul et Andrew Garbarino, président de la commission Sécurité intérieure de la Chambre, ont réclamé des investigations approfondies et l’audition des responsables fédéraux concernés.

Le département de la Sécurité intérieure (DHS) mènera l’enquête, sans coopération des forces locales, selon sa cheffe Kristi Noem. Les autorités fédérales indiquent que Pretti, 37 ans, était soupçonné d’agression violente lors d’une opération ciblée, tandis que la police de Minneapolis souligne qu’il n’avait pas de casier criminel significatif et détenait légalement une arme.

Le décès de Pretti, infirmier en soins intensifs, a provoqué des réactions syndicales. Le National Nurses United a appelé au démantèlement de l’ICE, dénonçant une intervention « injustifiée ». Donald Trump a, de son côté, exhorté les autorités locales à laisser les agents fédéraux agir librement, rappelant l’arrestation récente de milliers de migrants en situation irrégulière dans l’État et avertissant de conséquences en cas d’entrave.

Ces événements interviennent dans un contexte tendu, marqué par plusieurs opérations contestées des services de l’immigration à Minneapolis, notamment impliquant des enfants et des transferts vers le Texas malgré des ordonnances judiciaires. Les autorités locales dénoncent une escalade des méthodes fédérales et réfutent les accusations de fraude publique. Le renforcement des opérations migratoires s’inscrit dans la politique coercitive de l’administration Trump, justifiée par des motifs sécuritaires.

 

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