Sumo : l’Ukrainien Yavhusishyn enchaîne un deuxième sacre et vise le sommet

 

Le lutteur ukrainien Danylo Yavhusishyn a remporté, le 25 janvier à Tokyo, son deuxième tournoi majeur consécutif de sumo, confirmant une ascension aussi rapide que remarquable dans un sport longtemps dominé par les Japonais et les Mongols.

Âgé de 21 ans, le jeune sumotori, connu sur le dohyo sous le nom d’Aonishiki, s’est imposé au Tournoi de Nouvel An après déjà avoir marqué l’histoire en novembre en devenant le premier Ukrainien à décrocher un titre majeur, à Kyushu. Cette performance lui avait valu une promotion éclair au rang d’ozeki, le deuxième plus prestigieux du sumo.

Au terme des quinze jours de compétition à Tokyo, Yavhusishyn a bouclé le tournoi avec un bilan solide de douze victoires pour trois défaites. À égalité avec le Japonais Atamifuji, il a dû disputer un combat de barrage, remporté grâce à une projection décisive qui a fait chavirer son adversaire, pourtant plus lourd.

Ce nouveau succès rapproche un peu plus l’Ukrainien du rang suprême de yokozuna, jamais atteint par un lutteur né en Europe. Il n’est d’ailleurs que le quatrième Européen à accéder au statut d’ozeki, après des athlètes originaires d’Estonie, de Bulgarie et de Géorgie.

S’exprimant dans un japonais impeccable devant un public conquis, le vainqueur a dédié son titre à ses soutiens et promis de faire encore mieux lors du prochain tournoi, prévu à Osaka en mars.

Né dans le centre de l’Ukraine, Yavhusishyn a découvert le sumo à l’âge de sept ans et s’est illustré très tôt sur la scène nationale. L’invasion russe en 2022 a bouleversé son parcours : réfugié d’abord en Allemagne avec sa famille, il a ensuite rejoint seul le Japon pour poursuivre son rêve.

Dans l’histoire du sumo, seuls 75 lutteurs ont accédé au rang de yokozuna. En dehors des Japonais, seuls deux Américains et six Mongols y sont parvenus. Désormais, le nom de Danylo Yavhusishyn s’inscrit parmi les prétendants crédibles à ce cercle très fermé.

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