Le cours de l’or a atteint un niveau historique le 25 janvier, dépassant pour la première fois les 5.000 dollars l’once. Cette envolée s’explique par le regain d’incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires liées à la présidence de Donald Trump, qui renforce l’attrait du métal jaune comme valeur refuge.
Porté par l’affaiblissement du dollar, l’or progresse sans interruption depuis près de deux ans. En janvier 2024, l’once se négociait encore légèrement au-dessus de 2.000 dollars. Vers 23h40 GMT, elle s’échangeait à 5.029,39 dollars, en hausse de près de 1 %.
Les tensions diplomatiques, notamment autour du Groenland, que le président américain a évoqué vouloir contrôler, ainsi que les menaces de taxes douanières contre les alliés européens, ont alimenté cette dynamique. Même l’apaisement observé au Forum économique mondial de Davos n’a pas suffi à freiner la hausse. Les marchés restent également attentifs aux conflits en Ukraine, à Gaza et aux tensions avec l’Iran.
Aux États-Unis, l’instabilité politique et les changements de cap fréquents de l’administration Trump détournent les investisseurs du dollar et des obligations d’État, habituellement considérés comme des refuges. Les pressions répétées exercées sur la Réserve fédérale et son président Jerome Powell, accusés de ne pas suivre les orientations de la Maison Blanche, nourrissent la crainte d’une banque centrale affaiblie.
Au-delà du facteur politique, la dépréciation des monnaies et l’augmentation de l’endettement public mondial jouent un rôle central. Les investisseurs cherchent à protéger leur patrimoine en se tournant vers des actifs tangibles, perçus comme plus sûrs à long terme.
Dans le sillage de l’or, l’argent enregistre lui aussi des records. Soutenu par une forte demande industrielle, notamment dans le solaire et l’électronique, il a franchi la barre symbolique des 100 dollars l’once et atteignait 104,8 dollars le 25 janvier. Cette envolée est alimentée par une forte spéculation et par des craintes de tensions sur l’approvisionnement.



