Des experts et responsables internationaux se sont réunis mardi à Ankara à l’initiative du Centre d’études sur le Moyen-Orient (ORSAM) pour examiner l’action de l’Union européenne dans la gestion des crises qui secouent la Corne de l’Afrique et le bassin de la mer Rouge.
Intitulé « L’Union européenne dans la Corne de l’Afrique : opportunités et défis », le panel s’est tenu au siège de l’ORSAM sous la modération de son président, Kadir Temiz. La Représentante spéciale de l’Union européenne pour la Corne de l’Afrique, Annette Weber, figurait parmi les principales intervenantes.
Les échanges ont porté sur les enjeux sécuritaires majeurs de la région, avec un accent particulier sur les conflits en cours au Soudan et en Somalie. Les discussions ont également abordé la sécurité du bassin de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb, les économies de guerre, les faiblesses de gouvernance et la nécessité d’une appropriation régionale des solutions.
Les participants ont insisté sur les limites des réponses purement militaires. Selon eux, une paix durable ne peut être obtenue qu’à travers des processus dirigés par les acteurs locaux, fondés sur le dialogue, la négociation et des approches pragmatiques.
L’action de l’Union européenne a été évaluée à la lumière de son aide humanitaire, de la protection des infrastructures civiles et de son soutien aux initiatives africaines de résolution des crises. L’importance stratégique de la mer Rouge, essentielle pour le commerce mondial et la sécurité internationale, a également occupé une place centrale dans les débats.
Au terme du panel, les intervenants ont souligné la nécessité de renforcer la coopération régionale, d’améliorer la gouvernance et de mieux articuler l’action des acteurs internationaux afin de favoriser une stabilité durable dans la Corne de l’Afrique.



