Le Mali interdit la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble de son territoire. La décision a été annoncée par le ministre de l’Administration territoriale, le général Abdoulaye Maïga.
Les autorités reprochent au média des accusations jugées mensongères et déstabilisatrices contre l’État malien. Le gouvernement évoque notamment des articles liés aux perturbations de l’approvisionnement en hydrocarbures et une supposée apologie du terrorisme.
Dans l’acte officiel, Bamako affirme que le journal diffuse des informations sans fondement et manque d’équilibre dans le traitement de l’actualité. Les autorités citent aussi des allégations visant les pays de la Confédération des États du Sahel et les Forces armées burkinabè.
Le ministère dénonce une absence d’objectivité journalistique, une ligne éditoriale partisane, ainsi que des faits de diffamation et d’incitation à la haine. La mesure s’appuie sur la Constitution, la Charte de la Transition révisée et la loi sur la presse, au nom de la préservation de l’ordre public.
Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation. L’interdiction prend effet dès la signature de la décision.
Jeune Afrique n’a pas réagi dans l’immédiat. Faut-il rappeler que plusieurs médias français ont déjà été suspendus, dont RFI et France 24, suivis par TV5 Monde, France 2, TF1 et LCI.



