Des milliers de personnes ont manifesté dimanche 11 janvier à travers le monde pour soutenir les Iraniens confrontés à une contestation d’ampleur inédite depuis trois ans. À Washington, des rassemblements ont eu lieu au parc Lafayette, face à la Maison Blanche. À Paris, Londres et Vienne, des manifestations similaires ont également été observées.
Le mouvement a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l’initiative de commerçants protestant contre la cherté de la vie, avant de se propager dans tout le pays. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants ont été tués et plus de 2.600 arrêtés depuis le début de la répression, même si le bilan réel pourrait être plus élevé. Les autorités ont coupé quasi totalement l’accès à internet depuis plus de 72 heures.
Donald Trump a affirmé que l’Iran souhaitait négocier et qu’une rencontre avec les dirigeants iraniens était en préparation, sans exclure pour autant des options militaires. De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé de riposter à toute frappe américaine.
Le pouvoir iranien a décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance » et attribue les violences à des « émeutiers » manipulés par l’étranger, accusant notamment les États-Unis et Israël. Malgré les tentatives de télévision d’État pour montrer un retour au calme, les vidéos diffusées via des canaux satellitaires montrent de vastes rassemblements nocturnes et des scènes de tension à Téhéran et Machhad. Les hôpitaux sont débordés et les réserves de sang s’amenuisent, alors que la vie quotidienne est fortement perturbée.



