L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté à l’unanimité une nouvelle loi réformant les jours chômés et payés. Le texte, voté jeudi 9 janvier 2026, vise à réduire les charges de l’État et à renforcer la continuité du service public.
Avec cette réforme, le nombre de jours fériés passe de 15 à 11. Selon le gouvernement, cette mesure devrait permettre une économie budgétaire estimée à 16,88 milliards de FCFA. La loi supprime également le principe selon lequel le lendemain d’un jour férié tombant un dimanche était automatiquement chômé et payé.
Plusieurs dates historiques changent de statut. La Toussaint, la Journée nationale des martyrs, les journées du soulèvement populaire, la proclamation de l’indépendance, ainsi que le 4 août 1983 et le 15 octobre 1987 deviennent désormais des journées de commémoration et de recueillement, sans suspension du travail.
En revanche, la journée du 15 mai, consacrée aux coutumes et traditions, est intégrée à la liste des jours chômés et payés. Le gouvernement justifie ce choix par la volonté d’affirmer la laïcité de l’État.
Pour le ministre en charge du Travail, Mathias Traoré, cette réforme marque un changement de philosophie. Il ne s’agit plus de « fêtes instituées par la loi », mais de jours chômés et payés d’un côté, et de journées de commémoration et de recueillement de l’autre.
Les autorités estiment que cette réorganisation du calendrier contribuera à accroître le temps de travail, améliorer l’efficacité de l’administration et assurer une meilleure continuité des services publics.



