Guinée-Bissau : la Cédéao appelle à une transition courte et inclusive

 

La Cédéao a réaffirmé son exigence d’une transition brève et conduite par un gouvernement inclusif en Guinée-Bissau. L’appel a été lancé samedi par Julius Maada Bio, président en exercice de l’organisation régionale, à l’issue d’une mission de haut niveau à Bissau.

Le président sierra-léonais a indiqué avoir mené des discussions constructives avec les autorités militaires, dirigées par le général de division Horta N’Tam. Il a rappelé la position arrêtée par le 68e Sommet de la Cédéao, qui prône une transition reflétant l’ensemble du spectre politique et social du pays.

Arrivé en premier à Bissau, Julius Maada Bio a été accueilli par le chef de la transition. Il était accompagné du président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a ensuite rejoint la délégation.

Cette visite intervient deux semaines après une mission diplomatique sénégalaise ayant permis la libération partielle de détenus politiques proches de l’opposant Domingos Simões Pereira. Ce dernier, ancien président de l’Assemblée nationale populaire, reste toutefois en détention.

La crise politique fait suite au coup d’État du 26 novembre, survenu après l’interruption du processus électoral à la veille de la proclamation des résultats. Le général Horta N’Tam a alors pris le pouvoir, instauré une transition d’un an, nommé un gouvernement et adopté une charte de transition.

La Cédéao rejette ce calendrier et maintient que les élections du 23 novembre ont été jugées libres, transparentes et pacifiques par ses observateurs et par d’autres partenaires internationaux. Elle exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et le retour rapide à l’ordre constitutionnel.

L’organisation régionale a également averti que des sanctions ciblées seront appliquées contre toute personne ou entité entravant le processus. Sa Commission a été chargée d’assurer un suivi étroit de la transition, tandis que la Mission d’appui à la stabilisation de la Guinée-Bissau demeure mobilisée pour la protection des institutions nationales.

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