Trump retire les États-Unis d’un traité majeur sur le climat

 

Le président américain Donald Trump a annoncé le 7 janvier le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont plusieurs traités et comités scientifiques liés au climat, considérés par Washington comme ne servant plus les intérêts nationaux.

Parmi elles figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), accord fondateur des négociations climatiques internationales depuis 1992 et cadre de l’Accord de Paris de 2015, déjà quitté une première fois par Trump avant le retour de Joe Biden. Ce retrait marque un tournant, car contrairement à l’accord de Paris, la sortie de la CNUCC pourrait soulever des défis juridiques aux États-Unis, certains experts estimant qu’elle nécessiterait l’approbation du Sénat.

Le décret prévoit aussi la sortie du Giec, le comité scientifique de référence sur le climat, ainsi que d’autres institutions environnementales, telles que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature ou ONU-Eau. Ces décisions sont perçues par des scientifiques et organisations internationales comme un recul majeur pour la coopération climatique mondiale.

Donald Trump étend par ailleurs sa ligne “Amérique d’abord” à d’autres domaines, retirant les États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, d’ONU-Femmes, de l’Unesco et de l’Organisation mondiale de la santé, tout en réduisant l’aide américaine à l’étranger. Le secrétaire d’État Marco Rubio justifie ces mesures par la volonté de mettre fin à ce qu’il décrit comme une “idéologie progressiste” promue par ces institutions.

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