France : Macron salue la fin de la « dictature » vénézuélienne, la gauche exprime son indignation

 

Emmanuel Macron a déclaré samedi que le peuple vénézuélien pouvait se réjouir de la fin de la « dictature de Nicolas Maduro ». Sur X, le président français a critiqué Maduro pour avoir confisqué le pouvoir et piétiné les libertés fondamentales, sans mentionner les frappes militaires américaines qui ont conduit à sa capture.

L’entourage de Macron a précisé que la France prenait acte de l’opération américaine et que le droit international devait désormais être respecté. Selon eux, la transition politique au Venezuela doit être pacifique et refléter la volonté du peuple, avec Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition en 2024, appelé à jouer un rôle central.

Cette position a provoqué une vive réaction de la gauche française. Jean-Luc Mélenchon a qualifié la prise de position du président de honteuse et contraire au droit international, une critique appuyée par Manuel Bompard et le Parti socialiste, dont Olivier Faure et Patrick Kanner ont dénoncé un alignement inacceptable sur les États-Unis. Fabien Roussel, du Parti communiste, a également dénoncé une « honte ultime » pour la France.

Samedi après-midi, plus d’un millier de manifestants, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblés place de la République à Paris pour réclamer la libération de Nicolás Maduro.

D’autres responsables ont adopté une posture plus nuancée. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a rappelé qu’aucune solution politique ne pouvait être imposée de l’extérieur. Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont reconnu la fin du régime Maduro tout en soulignant les risques d’un monde où la force prime sur le droit international.

Marine Le Pen a dénoncé l’attaque américaine tout en réaffirmant la souveraineté des États, et Bruno Retailleau a souligné la nécessité de riposter au narcotrafic tout en respectant la souveraineté vénézuélienne.

Macron a échangé samedi avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei et le président brésilien Lula pour préparer la transition politique au Venezuela, insistant sur l’importance de redonner rapidement la parole au peuple vénézuélien.

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