
Le principal suspect encore en vie de la fusillade survenue dimanche à Bondi Beach a été formellement inculpé mercredi pour meurtre, actes de terrorisme et coups et blessures volontaires avec intention de donner la mort, ont annoncé les autorités australiennes. L’attaque, perpétrée lors d’une célébration de Hanoucca en bord de mer, a coûté la vie à 15 personnes, parmi lesquelles une fillette de 10 ans et un survivant de la Shoah, grand-père de onze enfants. Selon la police, deux hommes, présentés comme père et fils, ont ouvert le feu avant d’être neutralisés par les forces de l’ordre. L’un est décédé sur place, tandis que l’autre a été grièvement blessé et hospitalisé.
Âgé de 24 ans, le suspect survivant est sorti du coma mardi après-midi, a indiqué le commissaire de police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon. Il reste hospitalisé sous surveillance policière. Il a comparu à distance devant un juge, par visioconférence, sans qu’aucune demande de liberté sous caution ne soit formulée, selon des documents judiciaires.
L’enquête a établi que l’attaque aurait été motivée par une idéologie antisémite inspirée de l’organisation État islamique. Le jeune homme fait également face à des chefs d’accusation pour exposition de symboles terroristes et pose d’explosifs dans l’intention de causer des dommages. Les autorités ont confirmé la découverte de drapeaux noirs associés à l’État islamique ainsi que d’engins explosifs artisanaux dans le véhicule utilisé par les assaillants.
Si la police n’a pas officiellement communiqué l’identité des suspects, plusieurs médias australiens rapportent qu’il s’agirait de Sajid Akram, 50 ans, et de son fils Naveed Akram, âgé de 24 ans.
La fusillade de Bondi Beach constitue l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait connues l’Australie ces dernières années et a ravivé le débat national sur la radicalisation violente et la sécurité lors des rassemblements publics.




