Le candidat du Parti républicain, José Antonio Kast, a remporté dimanche l’élection présidentielle chilienne, devenant le 38e président du pays. Avec près de 58 % des suffrages, il a battu l’ancienne ministre du Travail Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir.
Peu après la fermeture des bureaux de vote, Jeannette Jara a reconnu sa défaite et félicité le président élu, affirmant que « la démocratie s’est exprimée clairement ». Elle a assuré que son camp poursuivra son engagement politique au service du pays.
Dans son discours de victoire, José Antonio Kast a salué ce qu’il a qualifié de « mandat large », promettant un Chili « libéré de la peur » et axé sur l’ordre, la sécurité et le travail. Âgé de 59 ans, il remporte la présidentielle à sa troisième tentative, après ses échecs en 2017 et en 2021 face à Gabriel Boric.
Cette victoire s’inscrit dans une dynamique régionale marquée par la progression de gouvernements conservateurs en Amérique latine, notamment en Argentine et en Équateur. Kast a bâti sa campagne sur un programme sécuritaire très ferme, incluant une lutte renforcée contre la criminalité et l’immigration illégale, avec des mesures de détention et d’expulsion massives.
Ses positions conservatrices sur les questions sociétales, notamment son opposition totale à l’avortement, ainsi que ses déclarations passées favorables à l’ancien dictateur Augusto Pinochet, ont suscité de vives critiques durant la campagne.
À l’international, plusieurs dirigeants de droite ont salué son élection, dont le président argentin Javier Milei et des responsables américains. José Antonio Kast prendra officiellement ses fonctions le 11 mars, dans un contexte politique marqué par un Congrès divisé, susceptible de freiner certaines réformes les plus radicales de son programme.



