Mali : la fille d’un otage indien supplie pour sa libération après trois semaines de silence

Trois semaines après l’enlèvement de trois ressortissants indiens dans l’ouest du Mali, la fille de l’un d’eux, Renu Joshi, a lancé un appel pressant aux autorités maliennes pour la libération de son père, Prakash Joshi, âgé de 60 ans. Employé depuis à peine 20 jours à l’usine Diamond Cement de Gangontery (région de Kayes), il a été capturé le 1er juillet 2025 lors d’une attaque jihadiste coordonnée.

Dans une interview à APA ce 18 juillet, Mme Joshi a exprimé son inquiétude : « Je supplie les autorités maliennes de bien vouloir intervenir rapidement. Mon père est végétarien, malade, et il n’a qu’une dose quotidienne de médicament. » Depuis l’enlèvement, seule une photo de l’otage a brièvement circulé, sans autre information confirmée. Aucun groupe n’a revendiqué l’enlèvement, mais des sources sécuritaires maliennes soupçonnent le groupe affilié à Al-Qaïda, le JNIM.

Les autorités indiennes ont exprimé leur préoccupation, assurant suivre le dossier « de près » et collaborer avec les autorités maliennes. Le député Hanuman Beliwal a affirmé avoir saisi le ministère indien des Affaires étrangères, qui reste en lien avec l’ambassade à Bamako et la direction de l’usine.

Ces enlèvements illustrent un climat sécuritaire alarmant au Mali, où les groupes armés utilisent les prises d’otages pour obtenir rançons ou concessions politiques. Plusieurs ressortissants étrangers restent portés disparus, dont des Chinois et deux Russes capturés en 2024.

Aucune communication officielle malienne n’a encore été faite, mais des opérations de recherche seraient en cours dans la région de Kayes.

Partage:
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *